Mais le plus gros changement pour Stan fut le jour où sa mère décida de se marier pour la raison qu'elle avait peur de la solitude.(C'est du moins ce qu'elle lui a toujours affirmé avec insistance bien qu'avec un de ces talents particuliers, lui connaissait la vérité et c'est pour l'argent bien évidemment.) Lorsque tout se passe pour le mieux dans une existence, il n'y a que peu de choses à dire, et les débuts de son enfance furent sans histoire. Stan avait des joues bien rondes, de magnifique yeux noisettes, et des cheveux chatains trés fin et très doux. La nature avait été tendre avec lui concernant son physique, bien qu'un peu maigrichon. Une musculature frèle qui aurait mérité nombre d'heures de sport, mais la haine viscérale qui l'habitait pour toutes activités physique ne lui permettait pas de s'améliorer.
Sept, le chiffre de la chance, celui des sept plans de l'existence :
- 0 : Plan PHYSIQUE (non considéré comme un plan d'existence par la plupart des mythes et croyances)
- 1 : Plan ETHERIQUE (appelé parfois 4ème basse dimension)
- 2 : Plan ASTRAL
- 3 : Plan MENTAL
- 4 : Plan BOUDDHIQUE
- 5 : Plan ATMIQUE
- 6 : LA NOMADE
- 7 : Etincelle Divine Première : ADI
C'est à cette époque que commence, grâce à son beau-père, sa haine viscérale de sa propre personne et par extension celle de ceux qui l'entoure. Bien sur, pour pouvoir passer inaperçu au sein de la société, il commença à développer une capacité de mensonge et d'illusion parfaite. Capacité indispensable pour vivre au milieu des sous-êtres qui l'entoure sans qu'ils ne puissent soupçonner le puits sans fond de haine qui peu à peu commence son long voyage jusqu'au tréfonds de son âme.
Pourquoi cela commence avec son beau-père ? Parce que celui-ci ne l'aime pas tout simplement. En clair, il fait partie des bagages de la femme qu'il vient d'épouser, car cela revient moins cher d'épouser une femme que d'embaucher une bonne. En plus, pour bénéfice, une mère célibataire aura toujours du mal à se séparer de l'homme qui l'aura accepté avec son « excédent ». Néanmoins pour Stan, il eut quand même le bonheur de recevoir avec ce beau-père uniquement obsédé par l'argent d'une belle famille fort sympathique qui rendit les choses plus agréable pour lui. Le problème était que sa mère haïssait sa belle-famille et petit à petit, de façon inconsciente, elle commença lentement à transférer sa haine sur Stan. Toutefois, cette haine ne put vraiment prendre racine et au lieu de cela se transforma en indifférence. Mais à bien observer les relations entre humains, indifférence ou haine finisse dans les actes par se ressembler, à moins que la haine entre dans sa phase « active » et se transforme alors en acte de violences et de destructions.
Donc, après une enfance extrêmement heureuse, voire même trop, ou aucun nuage, aucune difficulté quelconque ni d'aucune sorte ne vint troubler la béatitude de notre jeune Stan, sa mère décide de se marier avec un dénommé Nicolaï Sergovitz, venant tout juste de terminer de longues études en Haute Ecole de Commerce, et une destinée toute tracée vers de hauts postes à responsabilité (et le salaire qui va avec). Et ce, cinq jour après l'anniversaire de Stan. Stan commença alors à apprendre les dures lois de la vie. En premier lieu, bien qu'élève modèle en classe et ayant toujours d'excellente note, il découvrit que peu importai les efforts qu'il pouvait déployer, il était de toute façon toujours considéré comme un mauvais. « Tu n'as pas la moyenne en français » a-t-il eu droit un jour lorsque son beau-père vit ce neuf, alors qu'aucune autre note dans les autres matières n'était inférieure à douze. Il avait également un magnifique concept d'éducation : « il ne faut jamais faire de compliment, sinon la personne se relâche. ». Merveilleuse phrase prononcée régulièrement, martelé dans un esprit ouvert et prêt à tout accepter comme parole d'évangile. Avec le recul, Stan en voudra à sa famille de lui avoir offert sept années d'idylle pour le début de son existence et ainsi ne l'avoir pas préparé à la dure et bien réelle souffrance que la vie ne fait qu'apporter
Mais avec l'aide de sa mère et de ses « mauvais conseils », il commença à développer une sorte de carcan où seuls les membres les plus proches de sa famille purent pénétrer, n'offrant aux autres qu'une pale imitation d'humanité, totalement détaché du reste du monde et de tous ce qui l'entoure. Stan développa ainsi, une véritable prison mentale ou petit à petit, seul sa mère finit par avoir accès. Un véritable système autarcique ou les beaux cheveux blonds de sa mère et ses yeux bleus devinrent l'horizon unique de ce cher Stan.
Sans relâche, celle-ci lui permit de développer une capacité intuitive d'analyse qui lui permettait de prévoir la plupart des événements à venir avec une précision diabolique, compléter grâce à des capacités médiumniques latente présente dans la lignée de sa mère depuis de très nombreuses générations. Mais malheureusement, sa mère lui appris tant et si bien à verrouiller ses connaissances vis-à-vis des autres qu'il devint rapidement incapable de s'ouvrir aux autres, ne leur offrant qu'un visage à l'apparence accueillante mais creux et vide sans aucun relief.
Comment un individu peut-il passer toute son enfance sans s'ouvrir aux autres comme une Ferrari lancée à pleine vitesse et faire attention à qui ou quoi que ce soit ? Grâce au mot magique : la « TIMIDITE ». Quel merveilleux concept que celui-ci qui permet d'échapper à tout et en toutes choses. La phrase magique qui permet de s'assurer l'indifférence et de renforcer un blindage autour de sa personne sans avoir à subir quoi que ce soit venant des autres, de ceux qui sont hors du « CLAN », de rester parfaitement isolé et anonyme bien qu'entouré de nombreuses personnes : « Désolé, je suis timide... ».
C'est ainsi que sa scolarité passa, les amis, si l'on peut les appeler ainsi qui entre et sorte de sa vie
comme on traverse un couloir.
A suivre ....
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